31 oct. 2010

BRING BACK THE OLD SCHOOL !!!!


A l'ancienne, t'sais !!!!!

Du son:
THE DITCH
PERVERS et TRUANDS
TAKE WARNING!
GAY TRUCKERS

une paire de skeuds !


DE HOEJE HAELE "Ska vil adrig videre" LP
Ya pas à chier, je l'aurais attendu cet album ! Ces Danois sont coupables du meilleur EP de l'année dernière et c'est donc de pieds-ferme que j'attendais une confirmation sur long format. Ce Lp est d'abord sorti sous une pochette différente - tirage limité hors de prix - prout prout ma chère, mais voilà enfin la version normale et abordable sous une pochette gatefold qui sert à rien (à moins de kiffer les photos de salle de répet'). Le contenu est par contre à la hauteur des espérances ! ah mais sérieux ! Un disque complet, touffu, doté d'un songwriting très au dessus de la moyenne des groupes punks actuels. Comme le 45t, c'est toujours dans un délire à mi-chemin entre un punk 77 arty et déglingué à la The Fall / T.V. P's / Swell Maps des débuts ou les Buzzcocks époque Devoto d'un côté, et les trucs des pays froids des derrières années (Gorilla Angreb, Masshysteri...) de l'autre. Les mélodies fusent là où on les attend pas, la rythmique est solide mais éloignée du carcan punk stricto-senso, et la guitare se permet des fantaisies pas chiantes pour un sou. Bref, un groupe qui revendique Captain Beefheart mais qui porte des t-shirts de Black Flag, quoi !! Niveau production on est finalement loin du côté "bricolé / D.I.Y." du E.P. (et encore plus de l'aspect carrément bordélique de leur K7 à choper là ! ), le son étant très propre et posé. Mais en fait, ça ne gâche rien, De Hoeje Haele ont suffisamment à proposer pour que ces choses restent secondaires. Je dirais même que cette production très "pro" rajoute une qualité rock classique et je pense sincèrement que ce disque passera facilement le (cruel) test des années qui passent. Sans déconner, ne passez pas à côté ! Je suis persuadé qu'on tient là un des meilleurs skeuds de ces dernières années. (Hjernespind Records)


THE SIOUX "E.P." 45t
La face de leur split avec LEXOMYL était une pure bonne surprise et en concert, c'est terrible ! Donc chuis bien content que ces nancéens sortent enfin un skeud avec un peu plus à manger dessus ! Pas de surprise, on a encore là un punk-rock au son garage et à l'énergie HC, avec une chouette voix féminine par dessus. Z-auront définitivement du mal à se défaire de comparaisons avec Gorilla Angreb, tellement ça rappel souvent les (déjà) légendes danoises ! Par contre, je mettrais un petit bémol sur le son qui me semble pas mal comprimé ici: trop de titres par face ? problème de gravure ? En tous les cas, ça baise un peu le relief des six titres présents sur la rondelle... Voili voilou, j'espérais un peu plus de ce disque, honnêtement, et le chant un brin monotone sur la longueur rajoute à ma (relative) déception. Mais "qui aime bien châtie bien" et tout ça, hein ! C'est leur faute, z-avaient qu'à pas me faire attendre ce skeud comme une victoire dans le derby ! (ah non, ça c'est fait ! héhéhéhé). Et ce disque envoie quand même grave le pâté ! Zolie pochette, au fait ! (Dead Kids records )

Newtown Neurotics - Kick Out the Tories



un titre de 1981 qui décrit l'Angleterre d'alors mais, oh ! surprise !, qui pourrait tout à fait parler de la France d'aujourd'hui !!!

"Virons la droite !
Ceux qui dirigent ce pays
Ils sont l'ennemi
Du travailleur anglais
Et ça se voit, quand ces bâtards sont au pouvoir le chômage augmente, ça se voit !
Et ça se voit, dans les usines, les écoles et les hôpitaux qui ferment
Le mal triomphera si les hommes de bien ne font rien
Le mal triomphera si les hommes de bien ne disent rien
Renversons les vite, ne vois-tu pas ce qu'ils essaient de faire ?
Ils vont tous nous faire griller, ne vois-tu pas ce qu'ils essaient de faire ? 
Ils abusent de leur pouvoir, noirs ou blancs on se fait tous niquer !
Ne crois pas tout ce que tu lis dans la presse
Ne crois pas ce que tu lis
Virons la droite !"

encore des comics !

"Les Inédits d'ALAN MOORE" Alan Moore
Plutôt une bonne initiative que cet alboum de 200 pages ! Ca compile les débuts du scénariste anglais dans les pages de l'hebdomadaire britton 2000 A.D. et on a donc droit à une flopée d'histoires courtes à chutes, toute dans le moule d'une S.F. décalée à l'humour typiquement anglais. Bien entendu, il ne s'agit pas des oeuvres les plus matures du scénariste star ("V For Vendetta", "Watchmen", "Swamp Thing", "From Hell"... c'est de lui !) mais ça reste néanmoins très sympa, d'autant plus quand certaines de ces histoires furent mises en images par quelques des dessinateurs les plus talentueux de la perfide Albion du début des 80's: Alan Davis, Gary Leach, Dave Gibbons, etc... C'est quand même plus pour les completistes du plus brillant des scénaristes des 30 dernières années, mais pas uniquement: il suffit de kiffer la SF rigolarde et irrévérencieuse ! (Soleil)


"SPIDER MAN NOIR" Hine & Sapolski / Di Giandomenico
Deux tomes sont déjà parus de cette version "alternative" du tisseur de toiles. C'est une uchronie mettant en scène un Spider man dans des années 30 ravagés par la crise et le crime. Franchement, ça fonctionne très bien et la lecture est plaisante au possible. La réalisation est 100% Européenne, avec des scénaristes Anglais et Français et un remarquable dessinateur Italien, à l'aise dans les scènes d'actions autant que pour planter une atmosphère sombre et glauque. Vaut le détour pour le fanatique de l'Araignée mais ça peut aussi se lire quand on a d'habitude rien à secouer de l'icône Marvel. (100% Marvel / Panini)

QUESTIONS/REPONSES: Ives "Appertte"

La 15eme "entrevue" avec un des acteurs de la scène stéphanoise ! Celle-là aussi s'était un peu perdue dans les tuyaux du net, hihihi ! C'est donc Ives qui cause, l'actuel guitariste des CLEANCUTS et l'homme derrière le studio "APPERTTE" où pas mal de groupes stéphanois ont enregistré ces derniers temps. Enjoy !


-Comment t’es-tu retrouvé à être actif dans la scène stéphanoise ? 
Je ne sais pas trop ce qu'être actif dans la scène stéphanoise veut dire... La "scène locale" m'a toujours foutu les jetons, et si j'en fait manifestement partie, c'est uniquement lié au fait qu'après un break de quatre ans je me suis retrouvé à faire le guitariste pour un groupe de petits nazipunks que tout le monde méprise ici (je suppose que c'est bien fait), et qu'après 15 ans à fuir une certaine réalité locale, je me suis mis à dépanner 2 ou 3 associations quand il faut "sonoriser" de nouvelles et stimulantes manifestations culturelles (et commerciales, puisqu'il s'agit avant tout de VENDRE DE LA BIERE). J'enregistre aussi des gens dans un misérable studio que j'ai mis des années à bricoler dans ma cave, c'est en train de devenir mon activité très principale. 
  
-Premiers méfaits, premières activités ? Et qu’est-ce qui te motivait alors ?
J'ai commencé à répéter/enregistrer/jouer vers 1993 avec un groupe de Lycée. Honoré d'Urfé, Solaure, La Ric etc... On était plutôt des sentimentaux à problèmes, et donc on a pas insisté après le fameux passage des Thompson Rollets à l'Himalayan (Je me rappelle être allé voir Jeff Dahl, organisé par Nerfs à Vifs, et Costes, par La Phrance Qui Pue, mais pour le Saint Etienne des 90's ça doit être tout, avec peut-être Prohibition, je sais pas pourquoi...). 
  Au lieu de ça on a passé 10 ans à faire des concerts n'importe comment, n'importe où, à sortir des disques sans faire de promo, à fuir toute forme de réseau (on était trop "purs", tu vois?), à s'engueuler, à essayer de survivre à 3 dans 25 M2, à sortir épouvantés de l'adolescence etc... Ca a été très pénible, et je déconseille à quiconque de faire un truc pareil: c'est un mode de vie très décourageant. Quant à savoir ce qui nous motivait, c'est assez flou... L'amitié qui scellait le groupe tenait sur le partage de graves névroses: l'associabilité, la paranoïa, la fièvre sectaire qui s'empare parfois des jeunes hommes qui ne baisent pas assez et surtout un gros complexe d'infériorité/supériorité. On était immergé dans l'idéologie du Rock, quoi. Ma mère était une divorcée des 70's/ 80's assez branchée, donc il y a toujours eu des disques super autour de moi, mais si je dois en parler, j'ai vécu une épiphanie devant la fameuse scène de "Retour vers le futur" où Michael J. Fox joue Johnny B. Goode - je crois que je ne suis pas le seul. 

-Tu peux faire un petit historique de ton activisme au cours des années, dans cette scène ?
J'ai en parallèle commencé à enregistrer et sonoriser d'autres personnes, mais toujours à la périphérie de la scène punk officielle... On restait entre fiottes, quoi. Le guitariste de SixPack est mon seul ami historique lié à la "communauté" dont parlent tous ceux qui ont déjà répondu. Je n'ai rencontré les autres qu'"après" (la fermeture du Mistral, le passage de cette génération à la trentaine, les splits, l'apogée de la pornodroite etc...). J'ai aussi joué dans plein de groupes éphémères en tant que simple musicien, ce qui, à postériori, m'a permis de respirer un peu, et de rencontrer enfin d'autres gens malgrès mes réticences. 
  
-Quels sont tes meilleurs , et pires, souvenirs de la scène stéphanoises en tant que participant « actif » ? Et en tant que « public » ?
Hmmm... J'ai adoré Espace Prothèse, puis Chevignon. Et l'Asso Atom' Chrom, Place Grenette (moins après). Mais là, ça devient problématique, parce que les années chéries du punk stéphanois se mêlent à mes pires souvenirs: penser aux affiches pour Fuckin' Joe et World Pets au lycée ne me rappelle que l'isolement de l'adolescence... On a vécu tout ça comme des ados rêveurs dont l'approche du Rock s'était faite principalement par les disques, et de manière très singulière et intime, ce qui change tout, évidemment (la notion de "collectif" n'est entrée CONCRETEMENT que très récemment dans ma vie, même si j'ai toujours été "politisé", comme l'était mon groupe). Je me souviens avoir dérouillé quand il a fallu entrer dans des endroits qui nous paraissaient être des temples sectaires, pour écouter ce que je ne comprenais souvent que comme de la bouillie sous-amplifiée. Bref, pas de nostalgie des "années Mistral" pour moi. Mes meilleurs souvenirs sont encore des trucs très personnels, et il m'est difficile de les relier à la notion de "scène stéphanoise". 

-Quelles sont pour toi les forces et les faiblesses de la scène locale ?
Après avoir passé 20 minutes à raconter à quel point je suis étranger à cette scène, je devrais probablement fermer ma gueule...  De toutes façons ces questions n'auront très bientôt plus d'importance, vu la moyenne d'âge de la population dont on parle. Je peux au moins dire que l'écart entre le discours et le fonctionnement effectif de groupes ou de lieux se réclamant de l'indépendance mais dont la pérennité n'est liée qu'à une pratique continue et institutionnalisée du pompage de sub' est exaspérant. Parallèlement des groupes du monde entier passent plusieurs fois par mois, et pour 5 Euros (l'indépassable plafond/tabou), rendre service aux alcooliers locaux qui, c'est vrai, mettent à disposition une sono sans twitters... En ce qui me concerne, le modèle économique de la scène stéphanoise, C'EST LA BIERE Vs L'ARGENT PUBLIQUE.
-Tes 5 skeuds stéphanois préférés ? 
Il n'y en a pas 5, malheureusement... J'aime bien le 4 titres de Wei-Ji (parce qu'il est bien nocturne et découragé), mais c'est presque un blasphème, je crois... La face Chevignon de leur split 10" avec Mary Poppers est de classe historique mais c'est un disque lyonnais, finalement. Et les Lux Mental Hospital n'ont même pas eu le temps de sortir leur album, ce qui n'est une tragédie que pour moi. Je n'ai pas retrouvé la profonde densité des concerts de 1000 Vierges sur leur CD, c'est dommage. VFB ne fait pas rire, mais je ne peux pas dire que j'"aime", pareil pour le 10" des Perfect Cousins... 
-Tes activités actuelles ?
Pfff... Les Norma Jean Baker's Underwears vont sortir un 10" enregistré chez moi, et Brand New Hate un 7". Loïc d'Hanna Trance cherche un Label pour sortir son album. Et j'ai même récemment enregistré un groupe de Oï lyonnais à la syntaxe étrange, et d'autre trucs encore plus éloignés de la "scène"... Je joue toujours avec les Cuts, on est en train d'enregistrer l'album-arlésienne du groupe en ce moment. Et je continue à faire le son pour Nerfs à Vif, Angry Ballerina etc...

20 oct. 2010

des p'tits mickeys !


"SCALPED"  Jason Aaron / R.M. Guéra
Dans les séries indispensables du moment, faut pas passer à côté de Scalped ! Un western moderne, sombre et violent, qui nous conte les zaventures d'un agent infiltré dans une réserve indienne en proie à une guerre de clan mafieuse. La peinture au couteau d'une Amérique brutale, totalement absente de l'entertainment hollywoodien. Deux tomes sont parus à ce jour et l'histoire est vraiment prenante, j'ai hâte que le volume 3 sorte ! Pour pas gâcher, le dessin est agressivement splendide, limite crépusculaire ! Putain, lisez ça, ça vous changera avantageusement des "Experts au pays des bisounours" ahaha ! (Panini Comics)



"BLAZING COMBAT"
Très bonne initiative d'une courageuse petite maison d'édition qui mérite votre soutien ! C'est donc une réédition complète des 4 numéros d'un comic-book ricain du milieu des années 60 qui eut la particularité d'approcher la "bande dessinée de guerre" de façon progressiste. Comme les EC Comics 10 ans plus tôt ("Frontline Combat" et "Two fisted Tales"), voici un comics qui traitait de guerre sans l'aspect propagandiste manichéen, alors la norme dans le genre. Du coup, guerre du vietnam oblige, Blazing Combat aura une durée de vie très limitée sous la pression des distributeurs d'alors, peu enclins à s'associer à de la "BD de gauchistes". Ca compile donc des histoires courtes scénarisées avec métier par Archie Goodwin (futur scénariste chez Marvel de Fantastic Four, Star Wars, etc...) et dessinées par la crême des artistes d'alors, de Wallace Wood à Gene Colan, en passant par Alex Toth ou John Severin. Certaines histoires avait déjà été traduites chez nous dans un Metal Hurlant, mais là vous avez la totale et le livre, en tant qu'objet, est à tomber le cul par terre tellement qu'il est chouette. Je vous le conseille chaudement, c'est pour moi la meilleure BD sortie en France depuis un an. (Akileos )


B.P.R.D. tome 8 "Champs de Bataille" Mignola / Arcudi / Davis
ABE SAPIEN "La noyade" Mignola / Shawn Alexander
Deux série faisant partie de l'univers d'Hellboy, avec toujours Mike Mignola aux commandes mais il se réserve ici juste le scénario. B.P.R.D., c'est une série passionnante mélangeant avec talent l'ambiance fantastico-gothique habituelle d'Hellboy à de l'action énergique. Une grosse réussite basée sur des personnages crédibles ballotés par un déroulement narratif haletant. Et pi le dessin atypique de Guy Davis donne une personnalité indéniable à la série (déjà le huitième tome !).
ABE SAPIEN est une histoire autonome mettant en avant un des acolytes d'Hellboy, sous le dessin judicieusement torturé de Jason Shawn Alexander. Niveau scénar', c'est très nettement plus traditionnel et dans la continuité des aventures d'Hellboy, mais on passe un bon moment à la lecture !
(Delcourt)


Abe Sapien

des concerts !

18 oct. 2010

La mafia au pouvoir et ses petites affaires....

Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère de Nicolas Sarkozy..

· Selon Mediapart, le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée.

· Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics », annonce en effet cet après-midi le Nouvel Observateur.

· Pour le site d’information créé par Edwy Plenel, la contre-réforme des retraites « va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition » et sera donc « propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près ».

· Et parmi eux donc, le groupe Malakoff Médéric, dont Guillaume Sarkozy est le Délégué général. Explication de Mediapart :

· « Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille : l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation.

· Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile. Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée. »

· L’Obs précise l’accusation : « En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée. » Tiens revoilà Pérol, l’homme scandaleusement blanchi de l’accusation de prise illégale d’intérêt par Jean-Claude Marin, procureur de Paris. La Sarkozie est un petit monde… Mais poursuivons avec Mediapart : « Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation ? Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat ? » Notre proposition de réponse : parce qu’ « Ensemble, tout devient possible » ! Avec les retraites de misère qui seront servies aux millions de Français « coupables » de ne pas disposer de toutes leurs annuités, le marché de la retraite complémentaire devrait représenter entre 40 et 100 millions d’euros : « en fonction de l’aspect final de la réforme, précise L’Obs, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c’est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Mediapart publie notamment un « business plan » confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marché de 17% d’ici dix ans. » Comme disait Don Corleone, la famille, c’est sacré !

13 oct. 2010

QUESTIONS/REPONSES: Steph "Le Poulpe"

Hop-là, 14eme épisode des entrevues avec les acteurs de la scène stéphanoise. Il arrive un peu en retard vu qu'il s'était perdu dans les tuyaux d'internet, ahahah. Je vais normalement réunir ces 14 premières interviews dans un petit Meantime papier à l'ancienne, histoire de marquer un peu le coup. Wait & see...
Donc là, on est avec Steph, connu sous différents surnom tels que "trainspotting", "steph le skin", "le ploup'" ou "Le Poulpe", le plus souvent. Digne représentant de la communauté sicilienne, il se sera mis à faire des groupes sur le tard mais il était présent depuis longteeeeeemps et s'est bien rattrapé depuis !

 version "Jeune con"

-Comment t’es-tu retrouvé à être actif dans la scène stéphanoise ?
J’avais envie de faire partie d’un groupe depuis longtemps, j’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment et on s’est mit au boulot !

-Premiers méfaits, premières activités ? Et qu’est-ce qui te motivait alors ?
Je pense que ce qui m’a conduit bien plus tard à devenir moi-même acteur de la scène c’était tout simplement de zoner dès 13 ans looké keupon/neusky (crâne rasé avec houpette -eh ouais c’était la mode à l’époque- ou autre coupes dans le même esprit, bomber ou harrington et docs) c’est comme ça que j’ai rencontré la bande de Carnot et que tout a commencé.
Mes toutes premières activités -qui étaient pas mal des méfaits aussi –étaient donc de trainer sur un banc toute la journée ou squatter des greniers en buvant des bières et en fumant des pétards (alors que j’avais encore jamais fumé de clopes). Eux le soir ils allaient aux concerts mais moi je pouvais pas -j’était trop jeune et ma mère pas assez cool- donc j’étais frustré et je vivais tous ces trucs là par procuration en écoutant le 1er album de La Souris Déglinguée dans ma chambre et en imaginant monter moi-même sur une scène un jour, mais sans être certain d’en être capable. Et je les ai eu les capacités, l’alcool aidant, pour la 1ère fois à un concert de CRADES MARMOTS dans la cambrousse : à la fin on est montés faire un bœuf avec Didou et d’autres on reprenait des trucs du genre “ Pas de voyou dans mon bar ” ou autres hymnes chaotiques, on s’est bien marrés et ça m’a donné envie de le refaire. C’était ça la motivation que j’avais à l’époque et que j’ai toujours aujourd’hui : faire le con et me marrer. Il y a aussi l’aspect revendicatif de notre musique bien sûr, mais bon rien que l’attitude punk/skin/hxc… c’est déjà un début de revendication : c’est ma vie et j’en fais ce que je veux ! Après chacun est libre d’aller plus loin. 


-Tu peux faire un petit historique de ton activisme au cours des années, dans cette scène ?
“ Petit historique ” ça va être dur j’ai tellement de choses super intéressantes à raconter !
J’ai eu une période où j’ai moins trainé (études, copines qui vous laissent pas faire ce que vous voulez) mais j’ai continué à aller voir des concerts tout seul que ce soit à Sainté à Lyon (où j’ai habité 2 ans) ou ailleurs. A cette époque on avait quand même tenté avec Gérald de faire un truc, il passait chez moi avec sa guitare, moi je m’étais payé une basse et on essayait de faire quelque chose mais c’était plus expérimental qu’autre chose, j’ai une répète comme ça sur une K7 de dictaphone je l’ai fait écouter un jour à un pote qui m’a dit “ C’est quoi qu’on entend ? un train ? ” On avait quand même donné un nom à ça c’était BURDEN  en hommage à un groupe de HXC sur lequel on avait flashé, TRIPFACE.
Puis j’ai rencontré des gens par hasard, la plupart dans des bars : Philippe “ P’tit gars ” au Richelieu où il était barman : il a halluciné quand je lui ai dit que c’était moi qui avait commandé des skeuds des PROTEX par courrier à Sauf imprévu !!! Jésus au St Patrick “ Oi ! t’es un skin ? De quel bord ? ”, Michel et Mat au Smoking je crois: virée à Morecambe à Holidays in the sun alors qu’on se connaissait à peine tous les 4. C’était au début du siècle (ouais ça fait bizarre de dire ça), 2001, et on s’est rendu compte qu’on aimait les mêmes trucs et qu’on allait aux mêmes concerts mais chacun de notre côté on a donc commencé à trainer ensembles et comme il y avait des zicos (si on veut) dans le tas on a assez vite eu envie de faire un groupe, et on a fait THE VILLAGE VOICE. Avant même notre 1ere répète un soir au St Patrick un mec est venu demander à Jésus : “ c’est toi le batteur de VILLAGE VOICE ? ”On a halluciné!!! C’était grâce au buzz –à la grande gueule quoi- de Gérald : tout le monde parlait du groupe alors qu’il n’y avait encore rien. Donc Jésus était à la batterie et Gérald à la guitare, moi j’ai repris ma basse et on a répété une fois comme ça mais c’était pas ça, je n’arrivais pas à chanter en jouant (mal) de la basse. On a donc pris Mat (“ Le dingue ”) à la basse vu qu’il en avait jamais fait ça tombait bien ! Le but c’était juste de délirer en faisant des morceaux de Oi ! et en buvant des bières les samedis aprèm à Sauf de 14h à quelquefois 1h du mat’, avec tous nos potes qui passaient nous voir (le Roanne Skin Head Gang, la Brigade Javanaise…) et on finissait tous la soirée  dans mon petit appart rue Notre dame. A noter qu’on jouait qu’un seul morceau sans arrêt, une reprise de Los Fastidios “ La nostra Città ” et on avait commencé à essayer de faire un morceau mais tout bancal. Avec l’arrivée de Vinz comme 2ème guitariste on s’est mis à bosser un peu plus (il est pas commode Vinz !) et du coup on a pu finir notre 1er morceau (avec les conseils  aussi de  Philippe) qui est devenu “ Je reste dans mon lit ” et qui a fini bien plus tard sur une compil Bords de Seine “ Nouvelle aube ”: une belle carrière ! On a enregistré un morceau (“ Trompé ”) à l’arrache alors qu’on était pas prêt, parce qu’on voulait absolument être sur la compil’ Meantime.On a fait notre premier concert à Atom’ Chrom’ avec Les Muckrackers dont c’était le 1er concert aussi et The Chancers. On a fait un autre concert à l’Entre pots et on jouait dans les bringues des copains, Hugo a remplacé Mat à la basse, on a enregistré une démo. Et surtout j’ai la quasi-totalité des répètes sur K7 (oui j’étais content de faire un groupe) et il y a de quoi se fendre la gueule je vous le garanti (par exemple avec le “ Blues de Vinz ” interprété par Gérald). On a fait aussi des reprises des OPPRESSED (“ Work together ”), LAST RESORT (“ Violence in our minds ”), on a tenté LSD (“ Génération destruction ”) et d’autres mais on dira pas lesquelles. A cause de Gérald on a arrêté car Monsieur préparait ses exams il pouvait plus venir répéter ! Que des bons souvenirs, et fier d’être le TOUT 1ER GROUPE DE Oi ! STEPHANOIS !!!
LOWER CLASS ICONS : juste après on a attaqué ce groupe avec Vinz à la basse, Sam à la batterie et Hugo à la guitare (remplacé par la suite par Mat, un autre, son surnom à lui c’était “ Poupon ”, il jouait aussi dans l’Alambik), on a joué entre autres à Main dans la main en soutien aux IDS avec ISP (MDR) et NO REASON VOICES, à Lyon avec CDT et CRANE DE FER (eh oui on n’a pas eu peur de représéanter Saint é et nos paroles de gauche que Maz affectionnait tant : “ Dictature du prolétariat, et son autodissolution… ”. On faisait des reprises de BUSINESS (“ The real Ennemy ”) 4 SKINS (“ ACAB ”) et WARRIOR KIDS (“ Forces de l’ordre ”).
A la même période, on avait envie avec Didou de faire du wock’n’woll et ça branchait bien 2 autres gars que je ne connaissait pas jusqu’alors (enfin juste de vue dans les concerts), Jo et Jacko des DICKHEADS (que j’adorais !).Donc on a commencé PLASTIC GUNS (qui aurait pu s’appeler SARAH SONS si on avait écouté les mauvais conseils de Gérald “ La bocca ”). Comme c’est mieux d’avoir 2 guitares pour les solos et tout, j’ai proposé à Loran avec qui je travaillais au centre de tri (et qui avait fait partie lui aussi à l’époque d’un illustre groupe que j’adulais, INTERNAL EXIL) de venir jouer avec nous. On a sorti un album sur SOLITUDE URBAINE et des morceaux sur ces compils dont celle du coach. On a joué bien sûr à Saint é (dont la soirée d’inauguration du FIL), à Lyon, Marseille (mémorable tellement c’était n’imp mais là pour vous raconter il faut que je fasse mon propre blog), Montpellier, Paris, Limoges, Genêve et pleins de p’tits bleds.On a joué avec PARABELLUM, WAMPAS, LOS FASTIDIOS, MAITE LES MOULES, ISP, TOTAL CHAOS, BANANES METALIK, HORS CONTROLE, J’AURAI VOULU, BONEHOUSE, THE FILAMENTS, KING KHAN & THE SHRINES, LAIDA BOLOGNA CREW et bien d’autres (et joué dans le même festoche que SHAM 69, excuse !).On reprenait SLADE (“ Cum on feel the noize ”), SEX PISTOLS  (“ The great rock’n’roll swindle ”), SOCIAL DISTORTION (“ Prison bound ”), une reprise bancal de PIXIES (“ Where is my mind ”) et LSD “ Jeunes cons ” que Didou a jamais voulu faire sur scène ne me demandez pas pourquoi j’ai jamais compris! On a fait un clip tourné au musée de la mine (non, pas la boîte de nuit). On s’est séparés sur un grosse impression d’inachevé (des morceaux qu’on avait enregistrés mais qu’on n’a jamais récupéré, d’autres qu’on avait mis au point mais jamais enregistré…) mais on s’est super bien marré, surtout en “ tournée ”.
ESCAPE LANE : Avec Jésus et La bocca on a eu envie de refaire un groupe ensemble, on a demandé à Horror s’il voulait bien se remettre à la basse pour nous, ce qu’elle a fait. Le style c’était du HXC à la NEGLECT avec paroles en français, on commençait à avoir un petit set de 5-6 morceaux et on avait attaqué une reprise de WARZONE, “ The sound of Revolution ” qui s’annonçait pas mal, mais Gérald nous a fait le même coup qu’avec VILLAGE VOICE donc tout ça pour rien, aucune trace.
J’ai également été roadie pour PROTEX BLUE, en particulier lors de leur dernier concert à Genêve (et le fameux “ Allez tous vous faire enculer bande de bâtards ” lancé par Hamani au public à la fin du set), pour les MUCKRAKERS, KEN PARK, CLEAN CUTS, les DICKHEADS lors de leur dernier concert en Bretagne, et pour SHOOT THE DOGS. Lors des concerts des PROTEX et des MUCKRAKERS je montais toujours chanter la reprise de LSD, “ jeunes seigneurs ”, on a remis ça avec 7 HILLS CITY OFF SIDERS, et SHOOT THE DOGS me font monter pour “ Le parti de la jeunesse ”. Merci les gars !
J’ai fait partie de VITAMIN BOMB RDS et participé entre autres à l’organisation des concerts de KING OF CONSPIRACY/ARTERIES, LE PARTI/BUTTSHAKERS/FOUR SLICKS (+ les CAVALIERS qui se sont incrustés et ont dormi chez moi, j’vous raconte pas).
J’ai tenu le magasin BANKROBBER quelques samedis matins car le patron voulait rester dans son lit, et j’avoue que c’est à ce jour le meilleur boulot que j’ai eu jusqu’ici!!!
Mais comme je l’ai sous entendu depuis le début, pour moi l’activisme commence dès que tu te mets en marge de la société bien pensante : que tu traînes avec des gens qui sont tout vilains, que tu vas aux concerts (et que tu paye ton entrée n’est-ce pas), que t’achètes des disques, des zines…, tu deviens un acteur de la scène aussi important que les groupes, les assos... car sans public il n’y a plus rien !


-Quels sont tes meilleurs souvenirs de la scène stéphanoises en tant que participant “ actif ” ? Et en tant que “ public ” ?
Participant actif :
Mon premier concert, avec VILLAGE VOICE, le stress avant de monter sur scène, l’éclate pendant le concert mais t’arrive pas à en profiter complètement en prenant du recul tellement t’es à fond dedans, et quand c’est fini tu n’as qu’une envie : recommencer ! (un peu comme le sexe finalement). Et c’est marrant après de revoir les vidéos quand ça a été filmé (un peu comme le sexe finalement?).
Quand sur un coup de tête à la fermeture du Riche on décidait d’aller faire un bœuf à Sauf à 4 grammes avec Philippe qui avait les clés… de grands moments là aussi, et j’ai tout sur K7 je peux en faire chanter quelques uns.
Public :
Un de mes tout 1ers concerts : INTERNAL EXIL/BERURIER NOIR au siècle dernier, en 1989 à la bourse du travail, l’excitation et l’impatience qui n’ont cessé de croitre avec tous les problèmes de panne de courant, super set d’INTERNAL EXIL malgré tous ces problèmes et les BERUS : j’ai pris ma 1ere claque en concert. Quand le rideau s’est ouvert avec le chanteur déguisé en militaire qui marchait au pas et le guitariste déguisé en clown… c’était un putain de show, “ son et lumière ” comme dirait Sam. C’est mes parents qui sont venus me chercher à la fin du concert ils ont halluciné de voir des gens qui sortaient la gueule ensanglantée, d’autres pieds nus…
Plus tard le concert de SARAH au Mistral m’avait bien impressionné, pour ceux qui y étaient je pense que vous voyez de quoi je parle !
Les concerts des potes : PROTEX BLUE la 1ere fois que je les ai vu en 1ere partie des SALES MAJESTES j’ai halluciné de voir un skin avec un pin’s Lenine : LA CLASSE HI HI HI, les DICKHEADS devant la maison de la kultur jusqu’à leur dernier concert à Saint é à l’Assomoir, un grand moment, les sound systems des potes, Scooter Bastards… à chaque fois des bonnes soirées bien arrosées.
Plus récemment grosses claques aux concerts de TURBO AC’S (ou Gunther s’est fait remarquer) et KEVIN K au Thunderbird. Lydia Lunch dans la salle des pendus lors du festoche AVATARIUM. Walter Lure au local 100% qui reprend “ Born to lose ” (le morceau qui devrait être l’hymne de St Etienne ). Taï Luc tout seul avec sa guitare au Little Soba. La reformation d’INTERNAL EXIL en hommage à Hamani et leur reprise d’ ”Un jour de chance ” des RATS. Et plein d’autres, je te les ferai passer au fur et à mesure que ça me revient, tu mettras ton blog à jour ok ? On fait comme ça.


-Les pires ?
Participant actif :
PLASTIC GUNS aux Mets Connus, super concert en lui-même, mais Willy, qui était venu en grande partie pour nous voir, s’est senti mal et a dû être emmené à l’hôpital. Le lendemain je passe prendre Sam pour aller répéter avec LCI et là il m’apprend qu’il est mort. Le choc.
Public :
Le concert place Jean Cocteau avec INTERNAL EXIL, SWIMMING GREGORYS il me semble et d’autres groupes je sais plus, le concert en lui-même était bien mais ce que j’ai retenu de cette après midi c’est surtout que mon pote et moi on s’est fait dérouiller par une bande de lascars vers la grand poste ; c’était la 1ère fois que ça m’arrivait (j’avais pas encore fait de concerts à Lyon à cette époque !)et je mes suis laissé dire que ça allait pas être facile tous les jours avec cette dégaine (en plus c’était en pleine période du cimetière profané à Carpentras et les médias faisaient les choux gras des méchants skinheads).
La descente de CRS à un concert -je sais plus lequel- au Sporting.
Les punks à chien ou les lascars qui foutent la merde comme par exemple au concert de soutien à La France Pue des Muckrakers à la Clé de voute où il fallait surtout rien leur dire quand ils volaient des sacs, parce que c’était pas bien il fallait les laisser faire (on les a foutu dehors quand même avec Féfé -les plus gros warriors de Saint é-) et du coup j’ai entendu dire qu’ils étaient revenus en fin de soirée plus nombreux pour voler la caisse ! Des bons gars quoi ! C’était bien parti en couilles aussi lors du concert de VILLAGE VOICE à l’Entre pots pour la fête de la zique avec des mecs du crêt de roch.

-Quelles sont pour toi les forces et les faiblesses de la scène locale ?
Sa force c’était l’unité entre tous, qu’on soit skin, punk, crust, rapper,rocker,hard coreux, footeux, hardos… non pas les hardos. (Un exemple qui illustre bien tout ça : on était un soir devant Izmir on était 2/3 neusks et il y avait un crust qui nous racontait la blague suivante : une maison est habitée par des punks au rdc, des skins au 1er étage et des crusts au 2ème. Un jour la maison brule, tout le monde meurt sauf les skins, pourquoi ? Réponse : parce qu’ils sont au travail AH AH AH). Mais j’ai l’impression que c’est de moins en moins le cas malheureusement ; par exemple le forum St é underground c’est une super idée et j’y vais souvent pour me tenir au courant des concerts, mais à un moment les discussions partaient en couilles, je ne sais pas si c’est encore le cas ; les gens se lâchent plus derrière leur écran et se permettent de dire des trucs qu’ils ne diraient peut être pas dans la vraie vie. Il y a des querelles de clocher qui n’existaient pas auparavant, ou alors que je n’avais pas remarqué. Genre toi t’es pas un vrai punk parce que si ou ça… (mais moi je suis le grand chef auto-proclamé de ceux qui décident qui est punk et pourquoi) : C’est affligeant.
Il y a énormément de gens qui sont motivés et qui font tout ce qu’ils peuvent pour que ça bouge dans cette ville, et ce depuis longtemps (et elle est réputée pour ça), mais certains se découragent en voyant qu’ils ne font tout ça que pour 10 pélos qui se déplacent à leur concert ou en voyant leur concert gâché par une embrouille comme le LORDS OF ALTAMONT à l’Assommoir. D’ailleurs on a beau prôner la tolérance, il y a des limites. Par exemple ce n’est pas parce qu’on est anti raciste qu’il faut laisser un mec qu’on n’a jamais vu foutre la merde, sous prétexte qu’il est basané, alors que n’importe quel mec de la scène qui se bouge le cul, va au concert… va se faire pourrir la gueule juste pour avoir dit un mot de travers.
En tous cas ce qui est bien c’est que je n’y ai jamais vu de vilaines choses comme par exemple au concert de SIX PACK, MASS MURDERERS ( NRA) au Pez-Ner où c’est bien parti en cacahuete, ou comme à Londres à la fin d’un festoche avec entre autres COCKNEY REJECTS des dizaines de hools de West ham qui tendaient le bras et voulaient casser du punk.

-Tes 5 skeuds stéphanois préférés ?
Dur dur il y en a plein!!! Mais bon voici mon choix :
1-INTERNAL EXIL : 1ere K7
2-DICKHEADS : Tout
3-PROTEX BLUE: Tout
4-Compil DON’T FUCK WITH SAINT ETIENNE
5 ex aequo-PERFECT COUSINS (je les mets en 1 si tu me files le 25 cms ), GOOD OL’ BOYS, BAD TASTE, SWITCH STANCE, SPIT, CIDER BREAKFAST, THEE MUCKRAKERS S.E,TOO DRUNK TO DUB, THE DITCH, kEN pARK, 7 HILLS CITY OFF SIDERS, LE PARTI (grosse claque lors de leur 1er concert et super album),CLEAN CUTS (en particulier le morceau sur la compil’ Une Vie Pour Rien qui est mortel), les derniers enregistrements de BRAND NEW HATE, la démo de SHOOT THE DOGS… et évidemment ce que j’ai fait avec mes groupes à moi !

-Tes activités actuelles ?
Je chante dans un groupe composé d’anciens PARTISANS (le groupe de Lyon hein, ça fait déjà assez loin), Norb’s le batteur, Mat le bassiste, Romu le guitariste plus au saxo Antoine ex BUTTSHAKERS, le style c’est du style LSD/CAMERA SILENS/REDSKINS, soul rock !-(yééééééééééé!!!!-ndm)
On parle depuis longtemps de monter un nouveau groupe de Oi ! dans le style TEMPLARS avec quelques stéphanois et j’espère bien que ça va se faire ! A bon entendeur…


-Un truc que t’aurais à rajouter ?
J’en ai pas assez dit ??? C’est toi qui vois Maz, c’est comme tu veux c’est ton blog.
Pour conclure sur mon expérience de la scène stéphanoise je dois dire qu’elle m’a apporté beaucoup, en particulier beaucoup d’amis mais qu’avec l’âge, le boulot, les gosses… on se voit moins souvent, des fois juste pour les enterrements ou les pacs (il faudrait que l’un de nous se sacrifie tous les ans, soit en se tuant soit en se mettant à la colle avec une demoiselle,  pour qu’on puisse se voir : ce serait sympa !) et qu’il m’arrive de regretter l’époque de VILLAGE VOICE, quand on se retrouvait tous pour boire des bières (et le cas échéant acheter des bons disques pas reuch) à Bankrobber, les grosses tablées au Richelieu… .La aussi LSD a trouvé les bons mots et la bonne musique pour décrire ce sentiment : “ Nostalgique ”.
Willy, Hamani, Hervé : on vous oublie pas.
Spéciale dédicaces à tous nos petits, qu’ils aient une vie longue et heureuse et à nous de faire en sorte qu’ils n’écoutent surtout pas skyrock mais qu’ils reprennent le flambeau pour continuer à faire vivre cette scène.
Allez, un dernier p’tit truc : ce petit exercice de questions/réponses est très intéressant car t’es obligé de te replonger dans ton passé et du coup tu te remémore des bons souvenirs, ou des moins bons, en tous cas ça fait toujours du bien de prendre du recul et de se souvenir de qui on est et d’où on vient. Don’t forget where you come from !


12 oct. 2010

GOOD OL' BOYS (1999)


Allez zouuuuu, on repart dans de l’obscur punk-rock stéphanois d’avant-hier avec les GOOD OL’ BOYS, groupe éphémère s’il en fut !
Les gars n’étaient pas des inconnus, jugez vous-même :

-Laurent : ex-Internal Exil, Silicone Damage et Fouilla Tribe, futur Too Drunk To Dub et Plastic Guns 
-Yves : ex-Funny Shakin’ Stuff et Fouilla Tribe, futur La Clique
-Danak : ex-HDF et Perfect Cousins, futur Protex Blue / Thee Muckrackers et 7 Hills City Offsiders 
-Philippe : Protex Blue, futur Thee Muckrackers, 7 Hills City Offsiders et Boxing Elena.

Gros pedigree quand même, hein ? Par contre, le groupe ne durera pas très longtemps (quelques mois durant l’année 1999 ?) mais aura le temps d’enregistrer une démo 6 titres (+ un dub) qui à mes oreilles est encore aujourd’hui excellente !
Trois titres sont déjà sortis officiellement sur deux compiles de la scène stéphanoise (un sur « MORT OU VIF », deux sur « DON’T FUCK WITH SAINT ETIENNE ») mais là je vous mets la démo complète. A noter que je ne suis pas sur que tous les noms des chansons soient réellement les bons, mais même les anciens membres ne se souviennent pas de leur intitulé d’époque… ah on est bien aidé, je vous jure !
Voilà, un petit enregistrement que pas beaucoup de monde doit avoir, d’un punk-rock mélodique « à la Clash » qui préfigure un peu ce que feront les 7 Hills City Offsiders quelques années plus tard, avec des côtés à la Internal et Protex en sus !
Enjoy ! c'est par là que ça se passe !!

UNEVEN (1995-1998)


Retour sur les archives soniques du punk stéphanois (ahah) avec UNEVEN.
En 1995, trois filles de la plaine du forez se décident à monter un groupe de H.C. (je me souviens qu’elles répétaient dans la chambre de Gé et heureusement que y’avait pas de voisins ! ! !). Les Perfect Cousins vont leur faire faire leur premier concert l’année suivante et directos, leur H.C. « youth-crew » va claquer la gueule à pas mal de gens ! Du coup, elles deviendront rapidement un des groupes incontournables de la scène stéphanoise, donnant un bon paquet de concerts durant leurs deux années d’existence.
Leur démo tournera pas mal et il n’était pas rare de voir une demi-douzaine de personnes reprendre les refrains en chœur dans les premiers rangs du public. De bons souvenirs de sets bien intenses d’un HardCore directement influencé par la scène H.C. N.Y. et par 7 Seconds, qu’elles reprenaient d’ailleurs en concert.



Après le split mi-98, Gé jouera d’abord dans Lack Of Reason (emo-punk) et continue actuellement la zik sous le nom d’Alyson B. dans un registre carrément différent, beaucoup plus rock. Elle a remonté une version d’Uneven pour le concert d’hommage à Hamani, l’année dernière, et c’était bien sympa.
Aurélie a ensuite joué dans Gascookers (garage avec d’ex-Perfect) puis dans Goofball alors que Céline n’a à ma connaissance plus fait de groupe après.

Dans le dossier, j’ai essayé de vous mettre la majorité des trucs sortis à l’époque : les 3 titres de la compile double 45t « Stop Fighting… », le titre de la compile 45t « Gore gore girls vol 2 », celui de la compile CD « Mort Ou vif », celui de la compile 45t « Autonomie vol 2 », et enfin, un titre qui n’était que sur la démo, il me semble.
Je crois qu’il ya aussi une autre chanson sur une compile straight internationale, mais je suis pas certain. Dommage tout de même que leurs enregistrements ait été aussi « low-fi » mais bon… J’ai p’têt un live d’elles, d’ailleurs, faudra que je cherche !

c'est là !!