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6 mars 2012
THE CATERAN "Black album" 7' (1988)
Il y a de ça un bon moment, je vous avais rippé des trucs de The CATERAN et je me suis aperçu trop tard que j'avais zappé de mettre les deux titres du 45t "The Black Album", le voilà donc enfin ICI.
Si j'arrive à me motiver, je vous ferais dans quelques temps une intégrale des 3 EP de THE REVS, autre excellent groupe anglais de la fin des années 80 / début 90 aujourd'hui injustement oublié (comme en fait les 9/10eme des groupes anglais de cette période, les "modes" actuelles en voulant autrement...).
21 déc. 2010
THE CATERAN
Après SNUFF (Steph Rad Party a d’ailleurs remis des trucs rares d’eux sur son blog !), un autre groupe anglais oublié de la fin des années 80 : THE CATERAN !
Putain, tellement oublié que même pour trouver une pauvre photo sur le oueb’ c’est la croix et la bannière ! Du coup il a fallu que je vous scanne de vieux zines pour avoir un peu de visuel, arggh.
Enfin, « anglais », si on veut, vu que ces jeunes gens venaient d’Inverness et qu’ils s’étaient installé à Edimbourg. Des Ecossais, quoi ! Bon, certains avaient été dans des groupes punk depuis le début des années 80, dans leur bled paumé d’Inverness, mais The Cateran fut leur premier groupe sérieux.
Il est à noter que le groupe connaîtra deux « phases » très distinctes : les deux premiers disques de 86 et 87 d’un côté, et le reste de leur « carrière » (t’as vu les guillemets ? ?) de l’autre.
Parce qu’il faut le reconnaître, leur LP de 1986, « Little Circles » n’est pas franchement à faire des pompes à l’envers. Et le 45t « Last big lie » publié l’année suivante est dans le même genre : bof. Attention, je dis pas que ces deux disques sont de la merde en boite, mais franchement, l’intérêt est très limité. La faute à une production trop propre, des chansons timides et un chanteur, euh, insupportable… Je sais pas si ça vous le fait, à vous, mais moi ya des mecs dont je trouve le chant insupportable. Et leur chanteur, là, ben c’était pile-poile ça : un espèce de chant affecté à la Morrissey, mais tout mal fichu… Bref, il me rend ces deux skeuds inécoutables ! Du coup, dans le dossier à télécharger, vous n’aurez qu’un titre, le seul qui m’accroche un tantinet sur ces deux skeuds.
Heureusement pour moi (et pour le punk-rock) le chanteur se fera jarter du groupe en 87, le groupe devenant un quatuor dans lequel les deux guitaristes se partagent le chant. Et là, les choses intéressantes commencent !
Le groupe ayant partagé les scènes avec les Stupids, Mega City Four, et autres groupes de la scène punk-HC anglaise de ces années là, ils vont décrocher un contrat avec Vinyl Solution, LE label Londonien du moment en matière de musiques bruyantes (Hard Ons, Les Thugs, Bomb Disneyland, etc….).
L’album, "Bite Deeper", sort en 1988 et on a carrément l’impression que c’est plus le même groupe ! ! ! Sous sa chouette pochette avec la Les paul junior en avant, le disque se partage entre furieuses roquettes punk-HC et balades speeds et écorché-vives à la Hüsker Dü. Dans le genre « disques dans la droite lignée du groupe de Minneapolis », c’est un des disques les plus réussis qu’il y ait eu ! C’est marrant, parce qu’un an plus tard j’avais chopé le « Beer pig » 7’ de Leatherface, et je m’étais dit « tiens, ils ont écouté The Cateran, eux ! Euh, je parierais pas sur la validité de mon jugement d’alors, mais… En tous les cas, un super LP de punk-HC au chant mélodique mais rocailleux au possible, avec des guitares foisonnantes Husker-style !
1989, ça va un peu être leur année. Déjà, on va les retrouver sur au moins 3 compiles : deux « Tribute » (un aux Byrds et un aux Kinks) et une compile anti-Poll Tax (vous savez, l’impôt anti-pauvres de la mère Thatcher ! 20 ans d’avance, les brittons !). Le titre de la compile de reprises des Kinks et celui de la compile anti-Poll Tax sortiront ensuite sous un sympatik et cheap 45t, le « Black Album EP » (une référence aux Damned ?).
Mais surtout, début 89 les voit entrer à nouveau en studio pour un 3eme LP qui sortira en cours d’année. Le groupe est bien rodé, a trouvé ses marques en terme de composition et accouche d’un chef d’œuvre ! Non non, n’ayons pas peur des mots ! ! ! « Ache », puisque c’est son nom, sortira sur le label What Goes On. Un label de goût puisqu’il sortait à l’époque en licence en Angleterre les disques de tout un tas de groupes excellents, des Replacements aux Cosmic Psychos, en passant par Eastern Dark, New Christs, Screeching Weasel, etc… Et en France, le disque connaîtra aussi une sortie en licence sur Black & Noir, le label des gars des Thugs qui sortira plus tard les skeuds des Dirty Hands, Shakin’ Dolls, etc… D’ailleurs, ce fut la première sortie du label Angevin, et c’est bien grace à ça que j’ai découvert le groupe ! Bon, « Ache » c’est un album plus que chère à mon cœur, donc je vais avoir du mal à en causer… je crois qu’avec Olivier « Baub » (guitariste d’un certain groupe emo-punk stéphanois bien connu), on a sans doute écouté ce disque à peu près 300 fois cette année là, en alternance avec « Zen arcade » de qui-tu-sais et « Distemper » des New Christs, qui venait lui aussi de sortir. Il partage d’ailleurs avec le chef d’œuvre des Australiens pré-cités des qualités de productions bien au dessus de la moyenne. Et de la même façon, c’est un disque de guitares : y’en a de partout ! Les chansons sont sans exception excellentes, plus abouties que celles de « Bite Deeper » mais dans le même registre, punk-rock mélodique et éruptif, à cran mais généreux. Bref, c’est un de mes disques préférés et en toute honnêteté, je trouve qu’il n’a pas du tout vieillit alors que certains trucs anglais de la même période ont plus de mal à être réécouté aujourd’hui…
Du coup, ils se chopent un petit succès d’estime qui ne leur permettra pas de vendre du skeud (ahah), mais au moins de servir de backing-band à Grant Hart pour une date et surtout d’assurer la première partie de la première tournée anglaise de Tad et Nirvana ! Bon, ok, personne connaissait ces groupes à l’époque, et la mode du grunge était encore loin d’avoir démarré…La lose, ahahah.
Fin 89, ils retournent en studio pour ce qui sera leur dernier skeud. En 1990, c’est donc le tour du maxi 4 titres « Die Tomorrow » de sortir et là encore, ya du lourd ! On y trouve deux titres dans le moule du disque précédent, un autre un peu anecdotique à mon goût, et surtout « Virgil’s way », un petit miracle de télescopage folk-country / punk à la mélodie qui tue, dans un style que les Lemonheads populariseront avec plus de prudence les années suivantes. Le son y est énorme, et comme épitaphe vinylique, franchement ça le fait.
Donc du coup, d’après mes vinyles fatigués je vous ai rippé 6 titres de « Bite Deeper », 6 titres de « Ache », 3 titres de « Die tommorrow » et 1 de « Little circles ». Vous étonnez pas que ça "gratte" un peu, héhé...
Vu que ça n’intéresse personne, leurs skeuds sont chopables assez facilement à bas prix sur le net, et pour moi vous devriez vous laisser tenter… Bon bien entendu, c’est pas dans les modes actuelles (la « trend » comme disent les bouffeurs de hamburgers ); si vous voulez être dans le coup, je crois qu’il vaut mieux choper du vieux punk espagnol inaudible du début des 80’s ou des sous-Slits intellos qui chantent faux… à vous de voir.
Le groupe splittera donc en 1990 et plusieurs membres du groupe feront ensuite les Joyriders dont j’ai jamais acheté les skeuds et je me souviens même plus à quoi ça pouvait ressembler…
On chope le dossier ici, les p'tits potes !
allez, et plus bas, je vous mets les extraits des deux zines français d'époques (Wake Up n°4 de 1989, Upside Down n°2 de 89 ou 90), faut cliquer dessus pour les avoir en grand:
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